Comme promis dans la vidéo sur la stabilisation, voici un article dans lequel nous allons voir quelles sont les solutions que nous offre la technologie pour stabiliser nos images vidéos.

C’EST QUOI ? ET COMMENT ÇA MARCHE ?

Avant tout je dois vous avouer une chose. Thierry et moi on est pas trop orientés technologie, les termes techniques et compliqués ça nous saoule un peu. On est plutôt pragmatiques, on s’intéresse  aux résultats.

Malgré tout il faut reconnaître que lorsqu’on veut parler d’un sujet on a besoin d’en connaître les tenants et les aboutissants. En tout cas c’est notre façon de fonctionner.

En ce qui concerne les stabilisateurs d’images, on ne connaissait pas trop leur fonctionnement alors on a fait l’effort et on est allé chercher sur le net les explications qui vont suivre.

C’est en comprenant ces technologies de stabilisation que l’on va pouvoir se faire une idée des résultats que l’on peut espérer.

DÉFINITION ET PROCÉDÉS

La stabilisation d’image est un ensemble de techniques permettant d’améliorer la stabilité d’une image (la Palice en aurait dit autant), bravo Wikipédia.

Différentes techniques existent pour apporter cette amélioration mais elles ne se valent pas toute :

  • Un traitement numérique de l’image (stabilisation électronique et logiciels)
  • Une lentille mobile (stabilisation optique)
  • Un capteur mobile (stabilisation mécanique)

LA STABILISATION ÉLECTRONIQUE  

La stabilisation électronique est le procédé utilisé par défaut si l’appareil ne porte pas la mention « stabilisation optique ou mécanique ».

C’est celle qui revient le moins cher car il n’y a aucun ajout de matériel puisque ce sont des routines logicielles qui font le travail. Une fois les algorithmes développés il suffit de les dupliquer sur tous les appareils.

Ce procédé de stabilisation (qui n’en est pas vraiment un) s’appuie sur un traitement numérique de l’image.

La stabilisation numérique utilise uniquement la partie centrale du capteur pour capturer l’image, alors que la zone périphérique sert à analyser les éventuels mouvements liés au bougé. Lors des mouvements de la caméra, les images décalées se forment sur les bords du capteur. Un microprocesseur calcule alors  le décalage et recadre la zone d’enregistrement au bon endroit sur le capteur.

Cependant, la réduction de la surface d’enregistrement nuit à la qualité des images avec une baisse de la définition et, par conséquent, une diminution de la sensibilité.

Il en résulte une altération de la qualité des images traitées au même titre que les logiciels de stabilisation qui utilise a peu près les mêmes méthodes. Cependant la dégradation de l’image va être proportionnelle à l’importance de la correction.

D’autres méthodes existent, de la montée en ISO (sensibilité du capteur) à l’analyse d’informations gyroscopiques compliqué, etc…

On trouve ce système de stabilisation sur certains APN compacts et camescopes d’entrée de gamme, mais il tend à disparaître au profit des stabilisations optique et mécanique.

LA STABILISATION OPTIQUE

Ce procédé fait appel à une lentille (ou un groupe de lentille) supplémentaire. Cette lentille dite « flottante » est contrôlée par des électroaimants eux même pilotés par des capteurs de vitesse angulaire pour compenser les mouvements de l’appareil.

Pour simplifier, on peut  assimiler ces capteurs à de petits gyroscopes qui tentent de maintenir leur position spatiale initiale quels que soient les mouvements de leur environnement.

Lorsque le boîtier subit de petites vibrations, les gyroscopes maintiennent leur position par des mouvements compensatoires. Ceux-ci sont mesurés et transmis à un microprocesseur qui déterminera la direction du mouvement et son intensité.

En fonction de ces deux paramètres, le processeur calcule en une fraction de seconde le mouvement compensatoire à insuffler à la lentille mobile pour corriger la trajectoire des rayons lumineux.

stabilisateur optique

Tout ce joli monde (voir schéma) est intégré dans l’objectif de l’appareil. On le trouve le plus souvent sur les appareils à objectifs interchangeables comme les réflex par exemple. De plus sur certains modèles il peut être activé ou désactivé par un bouton ou dans le menu.

Cette méthode est très efficace mais les optiques stabilisées sont plus chères et plus lourdes que leurs contreparties non stabilisées.

Cependant, les progrès dans ce domaine sont rapides. Certaines marques  intègrent désormais de tels systèmes dans des compacts de petite taille et même des smartphones.

Reste la consommation d’énergie liée à l’activation des moteurs de stabilisation qui réduit l’autonomie de l’appareil, que la stabilisation soit enclenchée ou pas. En effet, même stabilisateur éteint, les moteurs fonctionnent pour maintenir les lentilles en place.

LA STABILISATION MÉCANIQUE

C’est le même procédé sauf qu’ici c’est le capteur qui bouge et qui compense les mouvements parasites de l’opérateur.

stabilisateur mécanique

La stabilisation mécanique consiste à placer le capteur sur une plaque entourée de bobines contrôlées par des électroaimants (voir schéma).

C’est le type de stabilisation le plus répandu aujourd’hui car il est très performant en termes de qualité d’image. Et stabiliser le capteur profite à tous les optiques.

Un autre avantage c’est qu’en libérant les optiques de la lentille flottante, l’intégration du procédé de stabilisation dans le boîtier permet de diminuer la taille, le poids et le coût des optiques..

COMMENT SAVOIR SI VOTRE APPAREIL EST STABILISÉ ET AVEC QUEL SYSTÈME 

Cette indication se trouve dans les caractéristiques techniques de l’appareil sous la forme d’un acronyme. Chaque marque à développé ses propres techniques de stabilisation et on a bien souvent droit à un « charabia  » incompréhensible.

voici les principaux acronymes et leur traduction
  • Canon : IS, Image Stabilizer (stabilisateur d’image) OPTIQUE
  • Fujifilm : OIS, Optical Image Stabilization (stabilisation optique de l’image) OPTIQUE
  • Nikon : VR, Vibration Réduction (réduction des vibrations) OPTIQUE
  • Olympus : IBIS, In Body Image Stabilisation (stabilisation de l’image à l’intérieur du boîtier) MÉCANIQUE CAPTEUR
  • Panasonic : Mega OIS, Mega Optical Image Stabilisation (méga stabilisation optique de l’image) OPTIQUE
  • Ricoh-Pentax : SR, Shake Reduction (réduction des tremblements) MECANIQUE CAPTEUR
  • Sigma : OS, Optical Stabilization (stabilisation optique) OPTIQUE
  • Sony : OSS, Optical SteadyShot (stabilisateur d’image optique) OPTIQUE
  • Sony : 5-axis SteadyShot (stabilisateur d’image sur 5 axes) MECANIQUE CAPTEUR
  • Tamron : VC, Vibration Compensation (compensateur de vibrations) OPTIQUE

Ces indications concernent les APN mais nous supposons que ce doit être les mêmes pour les camescopes et caméras. Si vous avez un doute renseignez  vous auprès du fabricant.

En ce qui concerne les Gopro à notre connaissance (mais on ne sait pas tout) seule la Hero 5 Black possède une stabilisation numérique. Par contre d’autres marques, comme Sony par exemple, sont en train ou ont déjà mis au point un stabilisateur optique sur leur Action Cam.

Pour les autres il faudra passer par une platine que vous pouvez acheter ou fabriquer vous-même.

UTILITÉ ET EFFICACITÉ DES STABILISATEURS

Tous ces systèmes de stabilisation sont efficaces et performants mais ils ont leurs limites. Il ne faut pas s’attendre à des miracles. La correction va être sensible sur des mouvements de faible amplitude et des petits tremblements mais pas sur des bougés trop importants.

Il faut aussi faire la différence entre prise de vue terrestre et sous-marine. En terrestre les résultats de la stabilisation sont beaucoup plus évidents qu’en sous-marine.  Notamment quand on filme en marchant, pour monter ou descendre des escaliers ou sur un bateau par exemple.

Sous l’eau nous sommes dans un milieu où nous pouvons nous déplacer en douceur sans à-coups et avec une annulation du poids de l’appareil de prise de vue (si bien équilibré). Par conséquent on peut poser la question de l’utilité d’un système de stabilisation.

Nous apporterons une réponse toute personnelle à cette question. A nos débuts cette technologie n’existait pas ou venait tout juste d’apparaître et était réservé aux professionnels. Nous avons donc appris à stabiliser nos images sans soutiens techniques.

Pour nous donc cette technologie de stabilisation ne nous est pas vraiment utile sauf dans certains cas comme les gros plans et la macro où le gain de stabilité est vraiment important, j’en ais fait l’expérience récemment.

Pour conclure, c’est vrai que ces technologies de stabilisation ont apporté un vrai plus à la prise de vue, mais ne vous appuyez pas uniquement sur elles. Comme dans tous les domaines, il faut beaucoup de pratique pour arriver à un bon résultat.

Et vous quel système de stabilisation avez-vous sur votre appareil ?  En êtes vous satisfait ?
Faites nous part de votre expérience dans la zone commentaire ci-dessous…

 

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